Réponse à Sylvain…!” par Maître Louis Gaston Mayila

Date mars 7, 2008

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Réponse de Maitre MAYILA à

Mon Cher Sylvain :

"La faute à vos Parents, la faute à vos aînés, OUI, mais…"

J’ai lu avec beaucoup d’attention et avec une certaine émotion, votre billet du 03 mars 2008 que j’ai repris dans le titre des présentes.

Sylvain avant vous, d’autres peut-être en des termes différents ont déjà poussé ce cri de désespoir, ce cri de révolte, cela voudrait dire que tout espoir n’est pas perdu.

Quand je dis : " Et maintenant, Monsieur le Président, quand je dis lorsqu’on mange à côté des gens qui ont faim, la nourriture n’a pas de goût, quand je dis dans un pays où il y a un seul esclave, même les rois ne sont pas libres, quand je dis autour du drapeau, bâtissons une Nouvelle République, de liberté, d’égalité de chances, de progrès pour tous, quand je dis retrouvons les repères que nous avons perdus, j’ajoute qu’un peuple sans ambitions, sans idéal, sans volonté de se battre, n’a plus qu’à se coucher pour mourir."

Mon cher Sylvain, je partage votre indignation, je partage votre colère, je partage la honte de Raïssa et de Mbira, mais notre colère n’est pas dirigée vers la même cible. Vous faites allusion à février 1964, c’est-à-dire au coup d’Etat manqué et qui a permis le maintien au pouvoir du Président Léon MBA. Mais savez-vous qu’il y a encore beaucoup de choses à dire sur ce coup d’Etat ? Moi qui ai vécu ces événements, ayant connu le Pouvoir, avec ses attributs, ses charmes trompeurs certes, je dis aujourd’hui que c’était une chance pour le Gabon que ce coup d’Etat, n’ait pas abouti à un changement de régime. Si cela avait été le cas, le Gabon serait aujourd’hui à son 5ème, son 6ème voire son 10ème coup d’Etat. Un Pouvoir chassant un autre.

Quand vous traitez, vos parents, vos aînés, que nous sommes d’un peuple timoré, lâche, nous disons OUI, mais c’est nous tous y compris les générations actuelles dont la vôtre.

L’erreur, parce qu’il y a eu une erreur, c’est de penser que le mal, c’est BONGO tout seul, le mal c’est nous tous autour de BONGO, loin de BONGO, opposé à BONGO, nous tous qui avons fait de ce peuple, un peuple sans ambition, sans âme, qui ne croit qu’à l’argent, et qui ne sait pas que l’argent est un instrument qui sert à mesurer les valeurs, mais qu’il y a des valeurs que l’argent ne mesure pas. L’argent ne rend pas intelligent, l’argent ne peut pas acheter la dignité et l’honneur, l’argent ne rend pas patriote et ne peut acheter l’idéal de tout un peuple, la liberté, la dignité, l’honneur sont sacrés et n’ont pas de prix.

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UPNR et le nouveau gouvernement

Date janvier 12, 2008

Conférence de Presse  du Samedi, le 12 janvier 2008

Mesdames et Messieurs,

Je suis heureux de vous accueillir ce matin, dans le cadre du rendez-vous que nous avons pris ensemble, depuis la création de l’Union Pour la Nouvelle République.

A chaque étape de la vie de ce Parti, j’ai pris à témoin l’opinion nationale et internationale, pour prouver aux yeux du monde, que nous agissons conformément à la loi en nous appuyant sur notre bon droit.

Tout ce qui a été fait jusqu’à ce jour, dans le cadre de l’Union Pour la Nouvelle République, l’a été dans le respect de la loi et de toutes les Institutions de la République.

Je reprendrai la chronologie des faits, pour que chacun se rendre compte, qu’il y a quelque part, une volonté manifeste, de nous empêcher d’exister, de nous empêcher de participer à l’animation du suffrage universel, en un mot, de nous empêcher de faire de la politique, dans notre pays, notre pays à tous ! Mais ceci n’est qu’une illusion. Nous irons jusqu’au bout, la peur doit faire place à la détermination et au courage.

Nous sommes en droit de nous demander pourquoi, pourquoi on veut nous empêcher d’exister ? En nous posant cette question, chacun de nous à la réponse qui lui vient à l’esprit, selon son entendement et sa connaissance de la gestion de la chose politique. 

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Nouvelle République, nouvelle Conscience !

Date janvier 2, 2008

Idées et Objectifs

Le 24 août 2007, après sa démission du Gouvernement, Maître Louis Gaston MAYILA et les militants de l’Union Pour la Nouvelle République, ont déposé les statuts de leur nouvelle formation politique, au Ministère de l’Intérieur pour sa légalisation.

24 août, 24 décembre, quatre mois que la loi donne au Ministère de l’intérieur pour légaliser un parti politique et lui délivrer un récépissé définitif. Les objectifs qui ne sont pas de nature à violer la loi, ne peuvent pas constituer une raison pour que le Ministère de l’Intérieur s’exonère de cette obligation.

 Dans un numéro spécial, le Président Fondateur de l’Union Pour la Nouvelle République, revient sur les raisons de la création de ce parti, sur sa philosophie, sur ces objectifs et sur les orientations qui éclairent tous ceux qui, un temps soit peu, s’intéressent à la vie politique de notre pays.

 « Nouvelle République, Nouvelle Conscience », c’est le titre de cet article, prémisse d’un projet de société.

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La derniere cordée; UPNR et changement

Date janvier 1, 2008

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L’Union pour la nouvelle République

La dernière Cordée

Chaque fois que je prends une décision qui doit engager ma vie, c’est toujours dans le plus grand secret, c’est-à-dire dans mon for intérieur. Je discute avec moi-même des conséquences, des tenants et des aboutissants. Apres cette longue discussion avec moi-même, je tire des conclusions du pourquoi, quand, comment, où, et avec qui ?

Je passe à la seconde étape : avec qui ? C’est l’étape la plus longue, car le principe est de ne rien dire, même aux pressentis, futurs associés à cette démarche.

Mon grand père Maurice BOUTSOU BOUSSA me disait : « le secret c’est ce qui est dans ton cœur. Il appartient à ton moi intérieur, ton moi profond. Quand tu le partages avec une personne quelque soit le degré de confiance placée en elle, cela devient un demi secret, si vous êtes trois à le partager, ce n’est plus un secret du tout… » Dans la mesure du possible, je reste fidèle à cet enseignement.

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La micro-finance, comme moyen de la réduction de la pauvreté au Gabon

Date janvier 1, 2008

Intervention de Maître Louis Gaston MAYILA
à  la Conférence, organisé par La Mairie de Tchibanga

Monsieur le Maire de Tchibanga,

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais dire tout de suite ma joie d’être parmi vous. Ma joie d’être des vôtres.

Je voudrais dire, que depuis le 10 août, date de la création de l’ Union Pour la Nouvelle République. Je ne me suis pas rendu à  l’intérieur du pays, même pas à  Digoba.

C’est donc heureux, je dirai très heureux que ce premier retour dans le Gabon profond, dans le Gabon de mes rêves, ce soit dans la Nyanga si chère à  mon coeur. Dans la Nyanga qui nous mena de la cote vers les plaines de la Ngounie «  A NIANG MUNENI A DJI MU MACOTILU ».

Je mesure l’émotion et la joie des retrouvailles. Permettez donc que je puisse remercier et féliciter le Premier Magistrat de la Ville de Tchibanga, qui, par son invitation a permis cette rencontre. Cette rencontre à  laquelle, je voudrais donner un sens.

Monsieur le Maire, soyez remercié et veuillez aussi accepter l’expression émue de notre gratitude, pour l’occasion que vous nous donnez de venir échanger sur : « la micro finance, comme moyen de la réduction de la pauvreté au Gabon ». En d’autres termes, la micro finance facteur du développement.

Cela voudrait dire, la prise de conscience de l’homme ninois, de la femme ninoise, que le développement est d’abord une affaire de nous-mêmes. Nous pensons que la micro finance peut être un moyen parmi tant d’autres.

Nous sommes aujourd’hui à  la croisée des chemins. Dans la vie d’une nation, toutes les difficultés que l’on contourne faute de pouvoir les affronter et trouver des solutions idoines, finissent toujours par rattraper la nation et ceux qui la dirigent.

A l’occasion de la célébration de 40 ans de l’ accession d’Omar Bongo Ondimba à  la magistrature suprême, beaucoup de questions se sont posées, même si les responsables ont évité de faire des bilans, le peuple, la rue, l’opinion nationale et internationale ont fait leurs bilans. Ces bilans nous interpellent tous, et à  tous les niveaux.

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